La montgolfière
Pour s'élever, une montgolfière doit parfois se délester. Une réflexion sur l'influence de notre environnement, l'attachement et le courage de grandir ailleurs.
6/9/20262 min read


Finalement, nous sommes profondément influençables. Le choix du milieu dans lequel nous évoluons est primordial.
Nous fonctionnons par mimétisme. Comme des capteurs invisibles, nous absorbons ce qui nous entoure. Les idées, les émotions, les croyances, les ambitions, les peurs aussi.
Pour capter une fréquence différente, il est parfois nécessaire de laisser derrière soi certaines choses. De s'en éloigner. De couper des liens, des habitudes, des environnements qui nous maintiennent à un endroit où nous ne souhaitons plus être.
Ce n'est ni bien ni mal.
C'est presque une loi physique.
C'est cette même loi qui permet à une montgolfière de s'élever.
Pour monter, elle doit se délester.
J'aime cette image de la vie.
Lorsqu'on laisse quelque chose derrière soi, on a souvent l'impression de trahir, d'abandonner ou de perdre. Pourtant, ce n'est pas toujours ce qui se passe.
Parfois, on restitue simplement à la vie ce qui ne nous appartient plus.
On transforme. On avance.
Parce que la vie qui circule à travers nous semble avoir une seule direction : l'avant.
Et la terre dans tout ça ?
Car nous avons besoin de terre. Nous avons besoin d'ancrage.
Oui. Mais nous avons aussi le droit de changer de terre, de pot, de contenant, afin d'offrir à la fleur que nous sommes les meilleures conditions pour grandir.
Et que faire de la terre nourricière du début ?
La reconnaître. Lui donner le droit d'exister telle qu'elle est.
Accepter qu'elle ait fait ce qu'elle a pu avec ce qu'elle avait.
Parfois, si nous le pouvons, nous pouvons l'arroser avec une eau différente, apporter quelque chose de nouveau. Mais jamais en forçant.
Car certaines terres ne sont pas destinées à devenir autre chose que ce qu'elles sont.
On peut les aimer.
On peut les remercier.
On peut reconnaître qu'elles nous ont nourris pendant un temps.
Puis accepter que grandir implique parfois de prendre racine ailleurs.
Non par rejet.
Mais par fidélité à ce que nous sommes en train de devenir.